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24ème référence, THE FALCONS

 

L'histoire des Falcons

selon un article de Thierry LIESENFELD
paru en mai 2002, dans le n°33 de la revue « Club des années 60 »


Les Falcons font partie de ces groupes de province qui ont activement contribué a façonner le mythe des années soixante. Mais dire cela c’est réducteur pour ces musiciens qui, tout au long des douze années qu’a duré leur saga, ont jalonné l’Europe et nous ont gratifié de plusieurs traces sonores.
Voici contée leur histoire...

 

Le commencement de leur aventure n’a rien d’extraordinaire en cela, il ressemble à celui de quelques milliers d’autres orchestres de copains de lycée qui décident de se brancher sur radio Shadows. La création «officielle» se situe au début 1963 à la Maison des Jeunes de Sarralbe, un bourg situé à dix kilomètres de Sarreguemines. Daniel ANNWEILER au chant et à la guitare, Claude KOPP à la guitare, Roland LEBRON à la basse et Jean-Claude AUERT à la batterie constituent la première équipe. Jean-Claude, d’abord guitariste et saxophoniste, prend les baguettes au départ d’un premier batteur. Rapidement, un trompettiste reconverti à l’orgue devait faire son entrée dans l’orchestre : Roger JOURDAIN, un instrument qui ne quittera plus le groupe. Les adultes n’y croient guère et le chef d’orchestre de la clique municipale dont émane Jean-Claude ironise et prédit que d’ici la fin de l’année, on entendra plus parler de cette musique-là « Eh les gars, il faut que l’on se trouve un nom. Allez, va pour Faucons, à l’ère des Vautours, Aiglons et autres Rapaces en tout genre. Mais, rapidement, le sens premier devait être détourné en « vrais cons », ce qui n’était pas des plus gratifiant. Comme les enseignes étaient déjà prêtes, on n’a pas voulu perdre tout ce travail et, en retouchant à la main la troisième lettre, FAUCONS devient tout naturellement FALCONS. Une nouvelle fois, tradition oblige, le matériel était bricolé maison à partir de postes de radio. Des instruments de fortune comme par exemple l’orgue à pédale de la paroisse ou une caisse claire de la musique municipale sont pour les Falcon’s le matériel de leur début. Après de laborieuses répétitions, les premiers achats d’instruments grâce à des parents bien compréhensifs, un petit répertoire apparaît.

Dès les premières prestations, le public les plébiscite, même si, du propre aveu de Jean-Claude, ce sont davantage les talents de twisteur de Claude KOPP qui emballent la salle que leur don musical naissant. Ils s’exercent sur Kili Watch, Apache, Wip-Out,premiers titres d’un répertoire orienté vers les jeunes, du rock à la variété. Les premiers départs sont déjà déplorés, Claude KOPP et Roland LEBRON quittent le groupe et Jean-Philippe BECKRICH, accordéoniste de formation, devient le nouveau bassiste.   Mais les tensions internes s’intensifient et le leader est contesté. Cela conduira à la rupture le jour où les murs se recouvrent d’une affiche «Dany Daniel et ses Chouchous» le nom même des FALCON’S a disparu. Le groupe n’en est plus un lorsque Monsieur PERRAUT Charles, homme d’affaire assez radical, leur propose, d’une part de devenir leur manager, et d’autre part d’intégrer son fils Michel en tant que guitariste et chanteur.

Quelle n'est pas leur surprise quelques temps après de voir débarquer tout le matériel sono qu'il leur manquait : Amplis, micro, baffles et surtout une chambre d'écho, le « must » indispensable à l'époque. Il faut admettre que ce fut pour eux une chance extraordinaire. Les Falcon’s doivent beaucoup à Charles PERRAUT car il leur à mis le pied à l’étrier très rapidement.
Le groupe remanié se stabilise alors autour d’une formation composée de Michel PERRAUT (guitare), Jean-Philippe BECKRICH (basse), Roger JOURDAIN (orgue) et Jean-Claude AUERT (batterie). L’orgue est l’un des éléments marquants de la couleur musicale du groupe et il est présent, comme nous l’avons vu, dès la création. Ces jeunes en veulent et, sans plus attendre, le père de Michel PERRAUT prend donc leur destinée en main. Comme dit précédemment, équipement en matériel professionnel (l’Allemagne toute proche devait faciliter les choses), lieu de répétition et recherche des premiers engagements. Le cadre est fixé et tout est en place pour permettre à nos jeunes artistes de préparer leur envol. Partis de Sarralbe, petite ville de Lorraine à la frontière allemande, les FALCON’S allaient rapidement rayonner dans tout l’Est de la France. Ils participent même à un concours national lancé auprès des Maisons des Jeunes et se retrouvent finalistes à Courbevoie. Ils terminent honorablement à la sixième place, le trophée étant remporté par les Peetles parisien.
La toute première prestation des Falcon’s en public a lieu lors d’un bal d’association à l’Hôtel SUTTER de Sarralbe, c’était en Février 1964, en «vedettes américaines »… applaudissements d’encouragements… vu que le public constitué de « grandes personnes » découvrait ce jour là, le « bruit » que faisait la guitare électrique.


Le vrai départ a lieu ailleurs et autrement.    

Les Thés dansants, comme on les appelait alors, avaient le vent en poupe. L’Hôtel du Commerce, à Sarralbe, marchait très fort, et son propriétaire, le jovial Alphonse LAMBING, ami d’enfance de Charles PERRAUT – ça aide - toujours partant pour organiser des bals, donne son accord pour que les Falcon’s jouent leur premier Thé dansant. Apres une forte publicité, affiches, encarts dans les journaux, le jour fatidique arrive.

Deux heures avant le début de la représentation, les rues de Sarralbe se voient envahies par une multitude de voitures, des taxis déposent des jeunes d’un peu partout, Des parents amènent leurs filles devant l’Hôtel du Commerce. Ils n’en reviennent pas. L’hôtel est plein à craquer. Installés dans la « petite salle » la peur au ventre, les Falcon’s effectuent les derniers réglages, quand tout à coup des gendarmes… qui leur interdisent de jouer à cause d’un retard dans la demande de déclaration de bal … c’est la stupeur… C’est le maire de l’époque qui ne veut pas de cette représentation. Que faire ? Ils cherchent une solution, il est 14h30, ils ne peuvent pas renvoyer toutes ces personnes qui sont venu les voir. Roger JOURDAIN se sent obligé d’intervenir, du fait que le maire est de sa famille. Il fonce le voir chez lui, et explique la situation, qu’il y a au moins 300 personnes qui attendent le début du concert et que les Falcon’s espère de sa part un geste de compréhension, il reste inflexible. Ecoeuré et révolté, Roger lui réponds texto « on jouera quand même » il revient sur place, rend compte du « dialogue » Apres réflexion, les Falcon’s prennent la décision qui s’imposait : ne pas annuler le Thé dansant, de ne pas faire payer d’entrée, de jouer gratuitement, ce qui de fait annule le coté officiel du concert (Taxes indirectes). Partant du principe, un peu tordu mais efficace, que la loi n’empêche pas un restaurant d’avoir 300 clients le même jour et que parmi ses clients, comme par hasard, il y a des musiciens qui décident - pour faire plaisir- de sortir leurs instruments pour entretenir l’ambiance. Alphonse LAMBING, tout excité par le comportement du maire marche dans la combine, et vu le nombre de personnes présentes, ouvre la grande salle de bal, le public aide l’orchestre à y réinstaller le matériel. Les Falcon’s attaquent par Wip-out vers 15h30 et le miracle s’accomplit, l’orchestre et le public sont en complète communion. Les circonstances dans lesquelles ce premier Thé dansant a eu lieu se racontent dans toute la région, plus la qualité de leur première apparition en public: voilà le point de départ d’une longue histoire. C’est ce jour que les Falcon’s entrent dans la légende.



Et puis il y a les discothèques, telles que la Loco ou encore la joliment dénommée Baby Scotch, à Sarreguemines, et plus encore le Caveau de la Poste à Forbach. Retapé par les Falcon’s, il a pour vocation un parking le jour et une salle de spectacle la nuit, capable d’accueillir plusieurs centaines de personnes. C’était du temps où le confort et les normes de sécurité n’étaient pas le souci majeur.

Si les Falcon’s sont les premiers à sortir la tête de l’oeuf dans leur région, d’autres groupes émergent à Sarreguemines : les Jets, les Tigres, les Rackets. Un jour, les voilà qui tombent sur un hit parade suisse daté du 12 octobre 1963. Les Aiglons étaient alors classés premiers dans leur pays et l’on peut découvrir, entre le numéro 23 les Rock A-Teens et le numéro 25 Les Lafayettes, deux orchestres extraordinaires qui s’illustrent avec Woo-Hoo et Nobody But You, un groupe qui monte et qui ne laissera pas longtemps les Falcon’sindifférents : les Beatles

Monsieur PERRAUT voit en ce nouveau groupe une opportunité à saisir par ses poulains. Il impose un look très pro et propre et surtout met de plus gros moyens encore pour les équiper guitare Gretch (le même modèle que George Harrison), basse violon Hoffner, Orgue électronique, batterie Ludwig cherchez la tendance ! Chambres à échos, camionnette & co, peu d’orchestres de cette première moitié des sixties peuvent se targuer d’avoir été si bien équipés. Et lorsque les cheveux sont trop courts (il faut bien aller chez le coiffeur de temps à autre, sur pression parentale), une perruque fait très bien l’affaire sur scène. Le véritable déclic musical provient des quatre de Liverpool, « un vent qui a balayé depuis belle lurette les yé-yé, relégués au magasin des accessoires » (pas tendre, la presse locale !). Plutôt que de se mettre en quête d’un chanteur, il a été décidé que, tout comme leurs idoles, chacun allait s’y coller. Cela a également eu une répercussion sur le répertoire, choisi en définitive par celui qui va ensuite assumer la partie vocale. Et Boys revient tout naturellement à Jean-Claude le batteur. Chaque nouveau disque des Beatles est analysé à la loupe et vient compléter le répertoire. Dans la même lignée, ils vont également s’inspirer des talentueux Lionceaux de Reims qui étaient (et resteront) la référence en la matière dans l’hexagone.

Ils vont bientôt déborder du cadre lorrain et on peut les écouter dans d’autres régions, ce qui n’est pas toujours vu d’un bon oeil par l’orchestre local qui considère que son fief est mis en péril. Ce fut le cas pour Strasbourg où les Falcon’s, encore très timides, sont conviés à la télévision régionale. Nombre de groupes sont passés sur les ondes, hélas rares sont les images qui ont survécu. C’est pourtant le cas pour les Falcon’s que l’on peut apprécier dans leur reprise de Wooly Bully, interprété devant un parterre de gamins.

 


La demande pour les orchestres anglophones est alors si forte que la Grande Bretagne ne peut subvenir à toutes les sollicitations en provenance des pays du sud ( « Ils étaient très bons et se contentaient de jouer, au début, contre repas, boissons et cigarettes » ). Et c’est ainsi que nos vedettes se rendent en Espagne sur la Costa Brava, une aventure qui sera renouvelée à trois reprises. Parmi les festivités figure Cala Gogo, une boîte qui présente pas moins de sept pistes de danse différentes. Et lorsqu’ils se produisent à Berlin, sur l’invitation du gouvernement militaire français, ils croisent leurs homologues mulhousiens, les Lionets. Rencontre au sommet quand on sait la qualité de ces deux orchestres.

Si les Beatles fournissent l’inspiration première, d’autres groupes ne sont pas pour autant négligés Lovin ‘Spoonful (Summer ln The City), le Spencer Davis Group, les Yardbirds (For You Love) ou les Kinks, pour lesquels ils auront l’honneur d’assurer la première partie, en 1966, dans la fameuse salle parisienne La Locomotive. Cette première partie des Kinks constitue un moment très fort qui a perturbé nos Falcon’s au point où, au retour, ils s’aperçoivent qu’ils ont embarqué des éléments de la batterie du fameux quatuor anglais. La demande pour «avoir» les Falcon’s se fait intense et ils peuvent mettre sur leur carte de visite des premières parties prestigieuses, de Chuck Berry à Vince Taylor. Il y a également eu, dans un registre différent, CIaude François ( la semaine suivante Monsieur PERRAUT se rend à Paris pour acheter la même sonorisation ), Hugues Aufray, Sullivan.

En ce même printemps 1966, sous l’égide des Dernière Nouvelles d’Alsace, un grand concours est lancé sous le titre « le hit parade » et qui égraine des dizaines d’orchestres à travers la région alsacienne. La première vague twist & yéyé est déjà loin et le niveau musical des prétendants est élevé. Des présélections ont lieu dans sept villes et les Falcon’s tentent leur chance à Haguenau, dans le nord de la région. Le public plébiscite les Sharkies (les vedettes du cru) tandis que le jury opte pour les Falcon’s. En définitive, les deux orchestres se voient attribuée la route de la finale. Dans une ambiance qualifiée par la presse de l’époque de délirante, les Black And White sont consacrés et les Falcon’s terminent honorablement à la quatrième place (sur douze finalistes).

Cette finale avait été enregistrée par la radio et l’on se met à rêver de pouvoir écouter un jour ce témoignage sonore inédit et inestimable... Mais les Falcon’s nous gratifient d’autres traces sonores. Tout d’abord, un enregistrement découvert récemment et qui a selon toute vraisemblance été fait dans leur local de répétition à la fin de 1966. Le manager jette son dévolu sur Help Me Girl, un titre peu connu de Eric Burdon & the Animals ( du nouveau nom après le départ forcé d’Alan Price) et de Dies Irae, une œuvre originale des Mec Op Singers que les FALCON’S reprennent avec brio.

Roger JOURDAIN est la première victime, pour 16 mois du devoir de l’époque: le service militaire. C’est en juin 1966 lors d’une prestation à la Locomotive de Paris, que Bruno MASSELON, originaire de l’est et ami de Philippe BECKRICH, venu applaudir le groupe est enthousiasmé. Il accepte de remplacer Roger et rejoint ainsi les Falcon’s. Ce dernier, organiste de son état, avait sévi quelques temps dans la région parisienne dans les studios Pathé Marconi.

En août 1966 paraît le septième opus des Beatles intitulé Revolver. Un titre de leurs idoles s’imposait et c’est Good Day Sunshine qui est retenu. Enfin, l’enregistrement se clôt sur un titre inconnu, We’re Hip qui semble être une composition originale. Cette bande a été retrouvée dans les archives du label lyonnais Soder (vous savez, un de ces labels régionaux qui donnent des migraines aux collectionneurs 60’s français !) grâce à la pugnacité de Jean-Luc VALDANT. L’on peut penser que Monsieur PERRAUT leur avait fait parvenir cela dans l’optique d’une publication, restée en définitive sans suite. Pas tout à fait : le disque est effectivement sorti, non pas en 1966 sur Soder mais en 2002 sur Saphyr !.
Malgré cette aventure restée sans suite, la nécessité d’avoir un disque constitue une priorité et c’est ainsi que, quelques mois plus tard au début de 1967, un disque est mis en boîte à Bâle et publié sur le label Disques Young. Jean-Luc YOUNG, dont ce sera un des rares essais discographiques en région, rejoindra la capitale un peu plus tard. Il travaillera au son chez Barclay puis sera co-fondateur du label BYG (le Y, c’est lui) suivi, en 1974, d’un des labels de réédition les plus connus de la planète : Charly Records.


Revenons au disque des Falcon’squi nous gratifie de quatre titres qui sentent bon l’esprit de l’époque. Le choix porte sur des compositions originales, sur une demande expresse de Jean-Luc Young. Il adoptera la même démarche pour un autre disque paru sur son label, enregistré par Michel Ragot et accompagné par les Skate Five (avec Sylvain SIMON à la basse). Please Understand Me de Jean Philippe BECKRICH, Two Hearts Have Took The Lead et El Camel de Michel PERRAUT et Bruno MASSELON et enfin Geneviève de Michel PERRAUT sont au menu. Une démarche et un disque original qui permettent aux Falcon’s de se détacher un peu plus encore de leurs concurrents. Le disque sort au mois d’avril de la même année sous la référence PL 6701.04. C'est ce disque qui vient d'être réédité par Cameleon Records, 500 copies, pochette glacée 300 grammes.
Le groupe continuera sous le même nom dans les années 70 avec de nombreux changements de personnel, publiera d'autres disques mais ceci est une autre histoire.....  A noter aussi le groupe TADJA TAET qui sera formé entre autre par Michel Perraut et  un autre Falcons associé à Bill "William" Thomson (qui jouait aussi dans un groupe écossais avec Alan "Kid" Rodgers et Herman Rarebell futur Scorpions) et Paul Callister, deux anglais.





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